C’est lors d’un voyage en Argentine, sur les terres colorées et arides du nord-ouest du pays, que ce quartet franco-argentin se réunit pour la première fois. Perchés sur une montagne à 3 000 mètres d’altitude, en arpentant les scènes ouvertes populaires, les musiciens décident de nommer cette rencontre musicale et humaine Cuarteto Tafi.
Depuis ses débuts sur la scène française, le groupe apporte une touche personnelle et singulière à la world music en mêlant un chant en espagnol, poétique et engagé — douce nostalgie de l’exil argentin de la chanteuse — aux sonorités de la Méditerranée orientale du bouzouki grec, à la finesse de la guitare flamenca et aux rythmes envoûtants des percussions afro-latines. Chacun vient avec son histoire et ses influences — métal, salsa, flamenco, rock. De ces parcours multiples est née une entité forte, cinq albums et une reconnaissance remarquée sur la scène nationale.
Aujourd’hui, leur style musical se décloisonne, se décomplexe et s’affranchit : une fusion originale entre influences latino-américaines et arrangements aux sonorités modernes. Leur musique murmure et crie le monde, ses failles et ses frontières douloureuses, ses injustices révoltantes, mais aussi ses beautés, ses élans d’espoir, ses amours et ses combats. Autour de Leonor Harispe, chanteuse rayonnante à la présence scénique remarquable, Ludovic Deny (bouzouki), Matthieu Guenez (guitare, oud) et Frédéric Theiler (percussions) s’imposent avec force sur ce cinquième album, irrésistiblement énergique et poétique.